





























Hier soir au Divan du Monde, il y avait Wilko Johnson… rien que ça… Wilko fait partie de ces légendes vivantes qui peuplent les livres de la Grande Histoire du Rock. Plus vivant que jamais la légende, il nous a fait un concert incroyable hier soir devant un public ravi d’être présent pour ce moment unique…
Le bonhomme, est ni plus ni moins que le fondateur du groupe Dr Feelgood en 1971. Par là même, l’un des inventeurs du Pub Rock anglais. Alors même si effectivement le nom de Wilko ne vous dit rien (admettons…), sachez qu’hier soir nous étions en présence d’un monstre sacré du Rock.
Bien que gravement malade, Wilko Johnson, tel un ultime pied de nez rock’n'roll, a décidé de se lancer dans une tournée. Certainement la dernière. C’est donc avec plein d’énergie qu’il nous a balancé son bon vieux rock’n'roll old school survitaminé et frénétique, et cela devant un public en extase et en même temps ému…
Sans fioriture, ni mise en scène particulière, Wilko, comme à son habitude vêtu de noir et armé de son inséparable Telecaster, est monté sur scène, et à immédiatement fait le job !
Dès les premiers accords plaqués et les cordes fouettées, la machine s’est mis en place, le grand Wilko nous a hypnotisé.
Accompagné de l’impressionnant Norman Watt-Roy à la basse il a déroulé une set list parfaite pour les fans.
Norman semble possédé, dégoulinant dès le deuxième morceau, il se tortille, fait claquer les cordes de son immense basse Fender, semblant sortir du tempo dans des envolées épiques puis le réintégrant comme si de rien était.
Le tout assis sur la rythmique métronomique cognée par Dylan Howe. Jeu simple, classique, efficace.
Wilko, usant de son pas de côté qui le caractérise tant, parcourt entre les couplets la scène d’un côté à l’autre. Difficile de se dire et de se faire à l’idée qu’il s’agit malheureusement peut être de la dernier fois que la chance nous sera donnée de le voir sur scène.
Wilko c’est un jeu de guitare très particulier (pas de médiator, tout est joué avec des battements de main y compris les solos), Wilko c’est une tête typiquement grimaçante, Wilko c’est une histoire qu’on déroule au fil des titres qui ont marqué son histoire.
Que ce soit son histoire passée au sein de Dr Feelgood avec les titres comme Don’t let your daddy know, All Through the City ou Roxette, ou bien de son répertoire solo, comme Back in The Night, Don’t Let Your Daddy Know et, comme en guise d’adieu, le bien nommé Bye Bye Johnny.
Un moment d’anthologie donc, que je vous propose de revivre en cliquant sur l’image ci-dessous pour voir la série de photos que j’ai réalisées pendant son set :
Merci à Veryshow d’avoir rendu possible ce shooting live.
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