




















































































On aurait pu imaginer pire comme reprise de début d’année pour moi , que de couvrir (pour Musciwaves) un show de poids lourds du rock comme celui d’hier soir au Zénith : Ian Gillan (Deep Purple), Steve Lukather (Toto), Chris Thompson (Manfred Mann’s Earth Band), Jimi Jamison (Survivor) et Robin Beck…Non ?
L’affiche était dès le départ ultra alléchante : en effet, réussir à capter lors d’un même concert, des dinosaures (en voie d’extinction?) du rock (pop, prog, hard FM, rock US, etc…rayez la mention inutile) est tout de même assez exceptionnel.Certes, on pourrait avoir une première lecture de l’affiche qui ferait penser à un rassemblement d’anciens combattants des radios californiennes fin 80′s.
Mais attention ! Loin d’un « Age Tendre & Têtes de Bois » version rock US, on est tout de même plus dans un grand show de pointures du genre, plutôt que dans la tentative (comme pour la croisière pour retraités niçois fortunés citée précédemment) de résurrection d’artistes mis au placard.
Oui parce que Ian Gillan fait encore tourner Deep Purple, « Luke » lui produit, collabore, etc… à un nombre incroyable de projets. Bon d’accord, j’avoue que Jimi Jamison, à titre personnel, je l’avais laissé à peu près sur la même étagère poussiéreuse que ma VHS de Rocky 3. Chris Thompson dans mon esprit avait encore tous ses cheveux, et Robin Beck s’était finalement reconvertie dans le Coca Cola (vu le succès qu’elle avait eu avec son (seul?) titre First Time, utilisé pour une pub célébrissime du non moins connu soda en canette rouge).
Mais je dois ici rétablir la vérité. On a eut le droit à un vrai show. Dommage d’ailleurs que le Zénith n’aie été qu’à moitié plein (soyons positif).
Et puis, le fil conducteur de la soirée, outre le principe de nous renvoyer à l’époque bénie des 80′s où la radio à la panthère noire passait encore ce genre de (bonne) musique, c’était tout de même la présence d’un orchestre symphonique. Oui et pas n’importe lequel : Bohemian Symphony Orchestra de Prague.
Sans oublier, un groupe (ou un vrai avec guitaristes chevelus -ou pas- , batteur qui cogne, bassiste méchant et clavier farfelu). Mais pas n’importe quel groupe. Non, c’est le Mat Sinner Band…Quoi ? Mat Sinner vous connaissez pas ? Son CV prend juste deux jours à lire.
Certains yeux aiguisés auront reconnu également dans les chœurs la présence de la belle, blonde et plantureuse Amanda Somerville, de la puissante Tiffany Kirkland ou encore celle de Ralf « Monsieur Propre » Scheepers. Sans parler de Oliver Hartmann, qui bien que chanteur au long CV lui aussi , assurait ce soir l’une des guitares.
Après une intro du dit orchestre, puis une reprise au taquet de Jump par le bondissant Sascha Krebs pourtant plus habitué des comédies musicales (ah oui j’avais oublié de vous dire, lui aussi était là!), on est enfin rentré dans le vif du sujet.
C’est Jimi Jamison qui le premier est venu nous replonger dans ces douces années où l’on entendait du rock à laradio FM. Oui, celui qui fut le chanteur du groupe Survivor, dont l’un des titres phares, Eye Of The Tiger, est indissociable du film Rocky 3. Tout autant d’ailleurs que l’autre titre qui a usé nos autoradios de Renault 5, Burning Heart.
Et bien Mesdames et Messieurs, à la plus grande joie du public en folie, Jimi les a repris. Bien et plutôt avec une bonne patate. La voix également, y était. Respect.
C’est au tour de Robin Beck, venue nous rappeler qui elle était. Franchement, il a fallut qu’elle nous chante (de bien belle manière je dois l’avouer), son titre First Time pour que je me remémore qui elle était. Non, pas une VRP de chez Coca, mais une chanteuse avec une bien belle voix, mais qui hélas s’est perdue dans les méandres du Hard FM, oubliant de sauter dans le train de l’évolution musicale, la laissant à tout jamais bloquée en station « années 80″.
Dommage quand on sait (mon intégrité musicale m’oblige à le dire), qu’elle a collaborer tout de même depuis avec les plus grands noms de la musique.
Le sympathique bonhomme qui arrive ensuite, est celui qui a mis le feu aux poudres. Entendez par là, il a fait lever le public initialement assis. Je n’aurai pas imaginé que ce serait Chris Thompson, connu lui pour être le frontman de Manfred Mann’s Earth Band, qui y parviendrai. Bon, faut dire que ce groupe, c’est juste celui à qui notre (gloups!) Sheila nationale (re-gloups!) à piqué le titre Do Wah Diddy Diddy (oui, c’est Vous les Copains).
Chris Thompson a vraiment électrisé la salle. Faut dire que, franchement, qui peut résister à un titre comme The Mighty Quinn (qu’on ne peut plus se retirer de la tête jusqu’à extinction du dernier neurone) ? Belle prestation, bonne humeur.
Place à l’une des têtes d’affiche. Steve Lukather, guitariste du légendaire groupe Toto, dont les titres mythiques comme Hold The Line, Africa, Rosanna, Georgy Porgy, et beaucoup d’autres résonnent encore dans notre subconscient (même pour ceux nés après les 80′s).
Sachez que même si vous aimez pas Toto (ça se soigne pourtant), si vous avez un disque chez vous d’au moins un des artistes suivants, et bien il y a de fortes chances pour que, le guitariste que vous entendez jouer dessus soit Steve « Luke » Lukather : Paul McCartney, Michael Jackson, Joe Cocker, Lionel Richie, Cher, Elton John, Eric Clapton, Earth, Wind and Fire, George Benson, etc…
Mais c’est pourtant avec beaucoup d’humour et de simplicité que Luke nous a joué les standards cités plus haut. Avec beaucoup de talent aussi, ce qui au final n’est pas plus mal non ? On aura même droit à une reprise touchante de While My Guitar Gently Sweep de George Harisson.
Abordons maintenant le cas Ian Gillan. Avant toute chose, je dois confesser que si je suis là aujourd’hui, c’est parce qu’un jour j’ai écouté (je le dis, c’est une chance), des disques de groupes comme Deep Purple. Je suis donc un fan ultime de la musique du groupe, de l’ensemble de la discographie, y compris de la machine de live qu’ils ont été (suffit d’évoquer Made In Japan pour mettre d’accord tout le monde).
Mais c’est à mon sens un Ian Gillan fatigué, une jambe dans le plâtre, et vocalement pas au top qu’on a eut hier soir sur scène. Alors avec un orchestre symphonique, des musiciens de haute voltige, des choristes monstrueux et surtout un lot de standards quasi bibliques, le show fut plaisant.
Et donc, même si musicalement c’est de façon irréprochable que le frontman de Deep Purple nous a rappelé en les interprétant, que le groupe avait composé les titres monolythiques que sont Highway Star, Hush, Woman From Tokyo, et pour finir, le monumental Smoke On The Water, où l’intégralité des artistes présents ce soir l’ont rejoint sur scène.
Voilà donc un grand show, globalement réussit, un moment qui nous a replongé dans la belle décade des 80′s et des ses hits inondant la bande FM toute récente…
Vous pouvez visualiser comme d’habitude, la très longue série de photos que j’ai réalisé pendant l’intégralité du show, en cliquant sur l’image ci-dessous :
Un grand merci à Richard Walter Productions (et à Ghislaine en particulier) pour nous avoir permis de couvrir le show.
Superbe revue, superbes photos.
Soirée retracée avec plus qu’exactitude, j’ai ressenti la même chose, à part que j’étais plus là pour Luke que pour Ian. Simplement un grand merci.
Merci Miss !
J’ajouterai que Luke a été de très loin le plus performant !