























































Lundi soir avait lieu la dernière date du Persistence Tour 2012, à Paris, au Bataclan. J’ai couvert pour Musicwaves cette dernière soirée où amour, paix, douceur, fines senteurs de lotus et d’encens ont ravi le public charmant réuni pour cette communion fraternelle….Non…je déconne bien entendu…
Un show Hardcore (ou HxC pour les intimes – c’est à dire ceux qui portent des t-shirt XXXL, une casquette à visière retournée ou un bandana qui cache les yeux – d’où l’expression de « bas du front », ou encore des pneus de tracteurs en guise de boucle d’oreilles…), par définition c’est violent. Ok, admettons… Mais avouons le, bien que l’affiche fut fort alléchante (il faut dire qu’avec des pointures comme Walls of Jericho, Biohazard ou bien évidement Suicidal Tendencies…), lundi soir le Bataclan ressemblait plus à une convention de chasseurs australopithèques à casquettes qu’à un concert…
Circle pits, slam, stage diving, stage invasion,etc…Tout ça c’est génial et ça fait partie du « folklore HxC »…sauf que lorsque cela pourri le show (et je ne parle pas que d’un point du vue du photographe que je suis…car ça, c’est un détail), je trouve cela bien dommage.
Après cette introduction qui ne remet en rien en cause le talent de groupes présents ce soir là à l’affiche, revenons sur cette belle pléiades d’artistes dignes représentants de ce courant musical. Conditions de shooting particulièrement difficiles. A la chute régulière de slammers imbibés de bière bon marché et qu’il fallait éviter à tout instant, ajoutez des lumières certainement régies par (rayez la mention inutile) soit le patissier du coin qui est venu en urgence remplacer au pied levé l’ingé lights, soit un aveugle qui poussait les boutons de la console de sa canne blanche…
Ok…j’arrête…
Alors, nous avons eut ce soir (je les mets dans l’ordre que j’ai préféré…certains profiteront de cet ordre pour pointer mon inculture dans ce genre si merveilleux qu’est le HxC…) :
Une prestation musicale plutôt pas mal mais voilà…cadrant parfaitement avec ce qui a été dit plus haut, est-ce parce qu’un acteur porno (Evan Seinfeld) et accessoirement bassiste qui fonde le groupe à New York qui a donné envie à l’un des australopithèques de monter sur scène pour nous montrer son (tout petit) zizi (à peine poilu) ?
Si vous voulez en voir plus cliquez sur l’image ci-dessous, vous verrez la série complète du set de Biohazard :
Jamais vu sur scène, c’est probablement le groupe de l’affiche que j’attendais le plus. Et je ne suis pas déçu car à mon sens, c’est celui qui à le plus assuré le show. Tout en tatouage et en muscles, la petite rouquine Candace Kucsulain arrive sur scène comme et nous saute à la gueule dès les premières notes, comme un bâton de nitro.
Mention spéciale « au gros » Mike Hasty qui m’a impressionné !
Cliquez sur l’image ci-dessous pour visualiser la série complète de Walls of Jericho :
Groupe ouvrant la soirée (et accessoirement roadies de tout les autres venant après – rentabilité quand tu nous tiens…), les gars ont su chauffer la salle avec assez de facilité : quand il commencent leur set, celle-ci n’est remplie qu’à moins du quart…
Malgré tout, les allemands ont assuré avec des compos tout de même bien ficelées et originales…tout aussi originales d’ailleurs que le mélange des looks du band : un bassiste qu’on croirait sorti d’un groupe de black métal scandinave, un guitariste qui devait avoir froid aux mollets, et un chanteur très porté sur la danse…
Dernier à passer ce soir là (ouais, parait qu’ils étaient la tête d’affiche…ok si le mot « tête » n’est pas associé au côté cérébral de leur musique mais plutôt au nombre d’albums vendus).
Dès le moment que la bande de Mike Muir à été bombardé sur scène, le Bataclan est entré en guerre. Un sorte de troupeau de mamouth à littéralement piétiné tout ce qui pouvait se trouver dans la fosse : une bonne poignée de types à quatre pattes en train de vomir leur premier biberon, une autre poignée également à quatre pattes en train de gémir : » ma godaaaaasse ! j’ai perdu ma godaaaaasse », etc…
Là aussi, on frise la caricature du style. Pour moi pas grand chose d’original, pas même dans le jeu de scène ou l’allure. On à deux guitariste bien portants certainement nourris aux cheesburgers cinq fois par jour, un chanteur en tenue de basketteur, un batteur avec des perchoirs en guise de boucle d’oreilles qui le font ressembler à un Dumbo à tambour.
Désolé, j’ai préféré aller au bar…bon j’ai tout de même pris quelques clichés…du fond (au bar j’vous dit !)