














































Jeudi soir, aussi incroyable que ça puisse, le groupe Nashville Pussy est venu au Forum Vauréal (salle que je trouve à chaque fois plus géniale !) pour nous balancer son hard southern rock gonzo arrosé à la sauce bourbon ! C’est « as usual » pour Musicwaves que je couvrais l’orgie…
Nashville Pussy. Un nom qui parle de lui même. Un nom qui résonne depuis des années dans ma tête avec depuis très longtemps l’envie de les shooter live.
Faut dire que tous les ingrédients sont réunis pour se faire plaisir : du bon son râpeux « made in Georgia », qui fleure bon le whyskey (non pas le scotch, le bourbon bien épais…) et le dessous d’aisselles… Et puis un chanteur qu’on croirai sorti de son camion citerne dans une station service perdue sur le 66, sa guitariste qui est l’alter-ego féminin d’Angus Young (avec gros nichons en prime), etc…
Déjà, visuellement, on en a pour notre oseille. Mais quand le train se lance avec un Say Something Nasty et sa rythmique lourde, c’est alors parti pour un concert de folie, où les morceaux vont s’enchainer avec rage et énergie.
Sur scène, Monsieur (Blaine Cartwright ) plaque ses power chords sur sa vielle Explorer, tandis que Madame (Ruyter Suys) assure pratiquement à elle seule le show ! Le couple (à la vie comme à la scène) tient la place et lance la machine sans jamais ralentir.
Jeremy Thompson à la batterie, visiblement pas encore redescendu du dernier shoot, avec un air de ravi de la crèche, assure pourtant une rythmique plombée, bien lourde, en fait comme il faut pour ce style !
On regrette ce soir l’absence de Karen Cuda (excusée pour problème de dos…), de son 1m91 et de son sex-appeal lorsqu’elle gigote derrière sa basse comme pour nous faire mal ! A la place on se contentera d’une rondelette probablement recrutée à la sortie d’un collège d’Atlanta. Le job est fait, sans qu’il y aie de quoi casser trois pattes à un canard.
Qu’importe ! Nashville Pussy en live ça cogne ! Ça joue et ça envoie du bois, alors quand on a le rock’n'roll dans le sang, on se sent comme à la maison. On se surprend à se dire « Yeah, rock’n'roll is not dead ! »
Côté set list, le groupe nous fait plaisir ! La part belle est faite aux morceaux qui carburent, qui sentent le goudron arrosé de Jack Daniels !
On enchaine avec un Johnny Hotrod tonitruant qui à des parfums de rockab’ bien typique, très nerveux !
Les morceaux s’enchainent alors sans nous laisser de répit pour aller se jeter quelques verres au comptoir, mais qu’importe, l’ivresse, c’est la furie de Ruyter sur scène qui va nous l’apporter.
Viennent ensuite le très punk All Fucked up, puis She’s Got the Drugs, Hitchike Down To, le très explicite I’m So High, Speed Machine, Strutting Cock, I’m The Man, les nerveux High as Hell et Go To Hell, l’excellent et très bourrin Milk Cow Blues.
On finira avec les titres Keep On Fuckin, Why Why Why et l’explosion finale avec Go Mother Fucker Go ! Incluant roulage par terre et arrachage de cordes de la fidèle Gibson SG de Madame.
Si vous souhaitez voir la série (mais la grosse hein !) de photos que j’ai réalisé pendant ce concert, vous cliquez sur l’image ci-dessous :
Et puis un grand merci au Forum Vauréal ! Oui parce que le forum fait partie de ces salles, qui par la force des gens qui y travaillent et qui s’investissent, est un lieu fantastique…
Rock’n'Roll !