






















































































Dernier jour du Festival Bring The Noise / Ouï Fm, avec une fois encore du très très très lourd ! Plus que les deux premiers jours réunis, la péniche a, cette fois-ci, bien failli imploser, être pulvérisée, couler, avec l’ambiance qu’il y a eut ce vendredi soir ! Il faut dire que le Festival a décidé de finir en apothéose !
Il fallait s’en douter. Oui, les deux premiers jours étaient parfaits ! Que ce soit le premier soir qui nous avait fait découvrir Lazywall et planer sur la musique d’Anathema, ou le deuxième qui nous avait permit de faire la fête avec les gars de Bukowski et exploser avec Lofofora. Mais alors là…pour terminer….ouach’ !
Déjà, moi qui est déjà shooté AqME plusieurs fois, je savais que le quatuor foutrait le feu au navire sans aucun problème. Arrivé sur le site, quand j’ai vu que le public était venu en force je me suis immédiatement dit « Ça, c’est pour AqME« . Ça n’a pas loupé. AqME c’est un groupe qui ne fait pas qu’investir la scène. Il envahit la salle entière, explosant comme à chaque fois le mur.
Thomas, cagoulé, arrive sur scène comme un missile fou, rugissant,et tout en puissance. Fondateur du groupe qui sortira très prochainement le successeur attendu de En l’Honneur de Jupiter, il est à proprement parler le catalyseur d’une symbiose immédiate avec son public.
Le regard extérieur comprendra instantanément l’impact et la portée du groupe AqME : la fosse bouillonne, pogote, slamme, tout en reprenant les paroles de la set liste de ce soir !
Julien présent seulement depuis le dernier album (En l’Honneur de Jupiter paru donc en 2009), sous ses airs de jeune nouveau, est, une fois sur scène, une véritable boule de feu. Il tient à lui seul la place de guitariste. Peu importe, il occupe l’espace sonore de la musique d’AqME, à base de grosses saturations, entrecoupées d’intros acérées.
Ah…Que dire de la belle Carlos
Charlotte ? Mais ne vous y trompez pas. Elle n’est pas là pour amener un peu d’esthétique féminine à la troupe de métalleux poilus nourris aux hormones qui peuple le pit. Non, son jeu de basse énorme vous prend les tripes et vient vous décoller la pulpe du fond de la boite crânienne. Belle, mais redoutable…
Etienne, également depuis le début dans le groupe, est toujours là pour pilonner.
Le groupe va nous faire plaisir ce soir avec la reprise de titres , retraçant une belle partie de leur répertoire, comme les incontournables Pornographie, et Superstar (pendant lequel j’ai bien cru que la péniche finirai bien au fond de la Seine), Le Culte du Rien, Idiologie, etc…
Deuxième groupe de la soirée, après une longue absence sur les scènes parisiennes, le groupe marseillais Eths.
Grosse énergie, grosse patate ! Là aussi la musique de Eths, c’est comme un rouleau compresseur qui vous passe dessus. 200% pure energie, 200% pure rage.
Même si la belle Candice au chant, est capable d’entamer des parties vocales planantes, douces et mélodiques, son chant caverneux lancé, c’est comme entendre le tonnerre, la foudre tomber à quelques centimètre. Si en plus, comme moi, vous avez décidé de descendre dans la fosse pour prendre des clichés depuis un autre angle de vue, un concert de Eths c’est comme se prendre un tsunami en pleine tronche !
Mais moi j’aime ça ! Les deux guitares ont une puissance également incroyable. Le tout agrémenté par la basse au son énorme ! Eths, si tu survit tu adoreras !
Un set donc tout en puissance, qui a fini de surchauffer à blanc la fosse ! Franchement, Eths, à ne pas louper !
Pour terminer le Festival, la radio a décidé de mettre en tête d’affiche les incroyables DragonFore. Certes, on est un peu surpris de la programmation de la soirée. Qu’importe, la programmation est à l’image de la radio ! L’éclectisme au service de tous, ou autrement dit, il en faut pour tous les gouts ! Parfait !
Comment définir DragonForce pour ceux qui ne connaitraient pas… On pourrait dire de façon très pragmatique qu’il s’agit d’un groupe anglais de power metal. On pourrai également parler de extrême power metal. Bon, pour faire simple, DragonForce c’est un groupe qui a décidé de jouer vite. Ouais, très vite même.
Très honnêtement, c’est assez particulier, et même si les musiciens qui le composent, sont indéniablement des musiciens de haute voltige, la style surprend, et à moins d’être totalement fan, difficile de trouver des différences entre chaque morceau de leur répertoire.
Bon, une fois cela dit, c’est tout de même excellent visuellement pour le photographe. En effet, les deux guitaristes, Herman Li et Sam Totman, jouent la carte de la démonstration scènique. Les types n’hésitent pas une seconde à montrer tout ce qu’il peuvent dès qu’ils se lancent dans un solo à 250 bpm, et vu que cela arrive à peu près 2 fois par minute, c’est un plaisir à photographier.
A la basse, on a un frenchie. Frédéric Leclercq a aussi un jeu qui cadre parfait avec le reste de ses petits copains ! Ça joue vite et bien, et ça ne vous laisse pas une minute pour reprendre votre souffle !
J’ai à plusieurs reprises, entendu des fans du groupe (si! si! il y en avait!) dire : « Bon, on va voir ce qu’il vaut le nouveau chanteur… ». En effet, Marc Hudson a tout récemment rejoint le groupe (mars de cette année) pour remplacer ZP Theart, le chanteur ayant claqué la porte du groupe (genre divergences musicales, tout ça…vous savez quoi !)
Bon ben là aussi, le gars est dans l’esprit. N’ayant pas assez de recul sur le groupe, difficile pour moi du juger, mais disons qu’il fait bien le rôle du chevalier scandinave partant chasser les dragons pendant que ces petits copains restés au château au fond du fjord, s’entrainent chaque fois à jouer plus vite encore.
Même si ce n’est pas à priori mon groupe préféré, je suis vraiment content d’avoir put les shooter !
C’est avec une pointe de nostalgie que j’ai quitté la péniche Le Petit Bain ce soir là, en repensant qu’une fois encore, Ouï Fm avait organisé là un putain de festival, en laissant la scène à une palette aussi large de styles et de groupes, et qu’il y en avait eut pour tous les goûts… Alors vivement l’année prochaine pour une troisième édition !
Merci encore à Ouï Fm, en particulier à Audrey, et à Fanny pour son accueil et pour sa gentillesse plus que parfaits.
[...] année encore, m’a permit de le couvrir. Avec là aussi l’éclectisme au rendez-vous : AqME, Bukowski, DragonForce, Lazywall, Lofofora, Eths, [...]